lundi 2 février 2009

Mesures gouvernementales: Pourquoi l’Etat Français vient en aide à l’automobile

L’industrie traverse sans doute la plus grave crise de son histoire.

Constructeurs, sous-traitants, syndicats, pouvoirs publics... Tous les acteurs de la filière étaient présents au ministère de l'Economie et des Finances, mardi 20 janvier, pour l'ouverture très attendue des états généraux de l'automobile.
Une réunion au sommet pour venir en aide à une industrie frappée de plein fouet par une dégradation de la conjoncture extrêmement violente et rapide, provoquée par la crise financière et la récession économique.
Des ventes en chute libre sur tous les grands marchés
Ce retournement de tendance est d'autant plus spectaculaire que les ventes d'automobiles en France avaient progressé de 4,6 % sur les six premiers mois de 2008. Mais, depuis, elles se sont littéralement effondrées. Sur décembre, le recul a atteint 15 % malgré les mesures de soutien annoncées comme l'instauration d'une prime à la casse (1.000 euros par véhicule âgé de plus de dix ans).
La France n'est pas la seule à être touchée. Les ventes sont en chute libre sur tous les grands marchés matures sans exception. Relais de croissance de l'industrie, les pays émergents ne sont pas non plus épargnés, à l'instar de la Chine, où les ventes n'ont crû que de 6,8 % l'an dernier : le taux de croissance le plus faible en dix ans. Et le creux de la vague reste à venir, selon les professionnels qui anticipent une poursuite de la baisse de 10 à 20 % des immatriculations en Europe de l'Ouest au cours du premier semestre 2009.
Dans une industrie à coûts fixes comme l'automobile, l'effondrement des ventes s'accompagne inévitablement d'une dégradation sensible de la rentabilité. 
Les uns après les autres, constructeurs et équipementiers ont revu à la baisse leurs objectifs de rentabilité sur l'ensemble de l'exercice 2008. Si Peugeot et Renault devraient rester encore bénéficiaires, cela pourrait ne plus être le cas sur l'année en cours.
Dans ce contexte incertain, « c'est la survie d'un certain nombre de constructeurs, de fournisseurs et de distributeurs qui est en jeu dans les mois à venir », s'inquiète Carlos Ghosn, P-DG de Renault. Face à leurs nombreux défis, les acteurs du secteur n'ont d'autre choix que de mobiliser leurs ressources financières, accélérer leurs restructurations et même éventuellement s'allier à d'autres.

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